L’Académie Supérieure de Théâtre d’Angers

 

L’Académie Supérieure de Théâtre d’Angers (ASTA) offre une nouvelle possibilité de former des comédiens professionnels. Associée à l’Université d’Angers (Esthua) elle a pour but de prodiguer la formation la plus complète possible tout en privilégiant l’engagement personnel et la créativité.

Membre de l’Institut International du Théâtre ITI/UNESCO

Téléphone : +33(0) 6 15 41 74 95

E-mail : asta.angers@gmail.com

Site : www.asta-angers.fr

 

Actualité de l’Académie Supérieure de théâtre d’Angers

GIBIERS DU TEMPS | De Didier-Georges Gabily
Masterclass dirigée par Thibaud Boursier avec les étudiants de 3ème année.

24/25 JAN. [20h30] 26 JAN. [16h00]- Trélazé
Théâtre de l’Avant Scène

« Gibiers du Temps part d’une histoire ancienne, celle qu’Euripide nous a transmise : Phèdre.
[…] Imaginons une reprise de cette histoire, pas une nouvelle version, mais simplement ceci : Phèdre a continué sa vie mythique pendant deux mille ans. Pendant deux mille ans, elle a rejoué, répété, chaque année, l’ancienne tragédie. Chaque année, ses propres fils, Acamas et Démophon, traquent un nouvel Hippolyte pour le ramener à la couche incestueuse. Cette année, c’est Thésée, revenu des Enfers […] qui fera le gibier du temps. Thésée retourne dans sa ville, dont il ne reconnaît plus rien, où il ne rencontre que des monstres très ordinaires de notre temps, des bêtes de villes modernes : des femmes en bande qui luttent contre la tyrannie des hommes, des hommes qui vendent l’humanité et la mort, à petite dose, des dieux déchus qui n’arrivent même pas à ressembler à des hommes.
C’est le monde immense. Le nôtre. On finira bien par le reconnaître. »

Carnets de Gibier, D. G. Gabily

Les élèves de troisièmes années de l’ASTA, découvrant l’oeuvre de Gabily, se sont confrontés à l’inconnu. Désarmés face à cette matière qui leur était étrangère, ils ont du emprunter l’un des chemin fondateur de l’acteur : la quête. De cette quête leur sont venues des questions fondatrices et universelles. Appréhender le monstre. La sexualité. La mort. L’intime. Il leur fallait abandonner leurs codes, affronter leurs peurs pour se risquer à une version plus animale, plus brute, plus originelle d’eux-même et donc de l’humain. Ces tabous brisés, c’est en bande d’explorateurs qu’ils se sont empressés de tout questionner et de s’aventurer en eux-même, partageant leurs doutes, leurs appréhensions, leur joie… Ici, donc, pas de réponse, juste des tentatives qui sont autant de moteurs pour exciter notre curiosité, notre imaginaire mais aussi notre libre arbitre dans un monde où l’on pourrait souhaiter ne plus se reconnaître.

 

BRISER LES FERS | Ecriture collective
Masterclass dirigée par Robert Angebaud et Pierre-Hugo Moulines avec les étudiants de 2ème année.

1 FEV. [20h30] Longuenée en Anjou
Espace Longuenée

9 FEV. [16h] La Tessoualle
Espace Tessallis

Pourquoi raviver des querelles stériles ? Pourquoi évoquer de vielles lunes ? Pourquoi mettre en scène un passé douloureux ?
« Douloureux » à l’évidence… mais « passé » ? Hélas non !

Bien sûr nous savons que la France a officiellement et définitivement (?) aboli l’esclavage il a fallu pour cela s’y reprendre à deux fois ! D’abord en 1794 puis en 1848.
Quant aux États-Unis d’Amérique… il aura fallu trois longues années de guerre civile pour que l’entêtement d’Abraham Lincoln et l’idée de la Liberté l’emportent sur les questions économiques en 1865.

Aujourd’hui qu’en est-il ? Éradiqué l’esclavage ?

S ‘il arrivait au théâtre d’oublier qu’il a obligation de divertir, le public saurait le lui rappeler, mais pour autant le théâtre ne saurait se tenir – dans le confort du divertissement – bien à l’abri du tumulte du monde. Cette expérience millénaire du théâtre ancré dans la Cité, de l’Acteur-Citoyen, a naturellement sa place dans un école de théâtre.

Les deuxièmes années de l’ASTA (et bien au-delà d’une quelconque obligation de programme) se sont confrontés à ce sujet, sans la moindre volonté de s’ériger en donneurs de leçons. Témoignant d’une situation insupportable, il était devenu indispensable de passer du débat des « idées » à la mise en œuvre d’un langage commun des corps dans l’espace. Car il ne suffit pas de donner à entendre : il faut aussi donner à voir et à rêver… pourquoi pas d’un monde meilleur ?